Le policier municipal victime de harcèlement bénéficie d’une indemnisation Abonnés
Dans une affaire, un policier municipal se dit victime de harcèlement. Tout d’abord, il fait l’objet d’une sanction disciplinaire pour avoir utilisé le téléphone de service à des fins personnelles, utilisé la carte d’essence de la mairie pour son propre compte et avoir dérobé une paire de chaussures. Mais ces faits ne sont absolument pas démontrés : les juges annulent la sanction. Ultérieurement, l’agent est affecté à l’accueil du service de police municipale. Mais il est privé de sa carte professionnelle et de son uniforme. L’agent demande au maire leur restitution, mais sa demande fait l’objet d’une décision implicite de rejet, également annulée par les juges. Enfin, le maire supprime à l’agent l’indemnité spéciale de fonctions (ISF) qui représente 20 % de sa rémunération. Le maire lui reproche de n’avoir pas exercé certaines fonctions. Là encore, les juges annulent la décision du maire, les faits ne sont pas prouvés, l’agent donnant toute satisfaction à son chef.
Dans cette affaire, les juges estiment que la répétition et la gravité des faits perpétrés à l’encontre du policier sont bien constitutifs d’un harcèlement moral. Ils condamnent la commune à lui verser 16 000 euros.
CAA de Marseille, 27/10/2020, n° 18MA05325.
Jean-Philippe Vaudrey le 15 avril 2021 - n°67 de Police municipale et Pouvoirs de police du maire
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