Un arrêté de sanction disciplinaire doit être précis et compréhensible
Un gardien-brigadier de police municipale fait l’objet d’une sanction disciplinaire d’exclusion de fonctions de 2 jours, qu’il conteste. Il estime que l’arrêté de sanction est vague et imprécis et qu’il doit être annulé. Le principe est simple : le maire doit préciser dans sa décision les griefs qu’il entend retenir à l’encontre du policier, de sorte que ce dernier puisse, à la seule lecture de cette décision, connaître, de façon complète et précise, les motifs de la sanction qui le...
Le maire peut établir un rapport pour le procureur de la République en présence d’un obstacle sur un chemin rural
Le maire et ses adjoints ont la qualité d’officier de police judiciaire (art. 16, code de procédure pénale ; art. L. 2122-31, code général des collectivités territoriales). En application des art. 14 et 17 du code de procédure pénale, ces officiers ont pour mission de « constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs tant qu’une information n’est pas ouverte ». En tant qu’officier de police judiciaire, le maire (ou l’un de ses adjoints) peut ainsi constater des faits constitutifs d’une infraction...
Le maire peut fermer un centre d’accueil de mineurs délinquants, s’il existe des circonstances impérieuses
Une commune accueille un centre d’accueil de 90 places destinée à la prise en charge de mineurs non accompagnés, en application d’une convention signée avec le conseil départemental. Deux ans après son ouverture, ces mineurs commettent des dégradations matérielles au cours d’échauffourées. Ces faits ont nécessité l’intervention de la Gendarmerie Nationale et conduit à l’interpellation de cinq mineurs. Dès le lendemain, les services du conseil départemental dépêchent des médiateurs et transfèrent des mineurs dans un autre...
Les policiers municipaux peuvent mettre fin à la mise en ligne d’hypertrucages Abonnés
Des individus utilisent actuellement l’intelligence artificielle pour nuire à des élus ainsi qu’à des policiers municipaux. Une loi récente* a élargi le champ d’application du délit prévu à l’article 226-8 du code pénal, qui réprime le fait de porter à la connaissance du public un montage, réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement, notamment lorsqu’il est évident qu’il s’agit d’un contenu généré algorithmiquement, ou s’il n’en est pas expressément fait...
Je dois prendre un arrêté de police qui concerne un dossier sensible. Le maire souhaite que cet arrêté soit inattaquable, mais il ne veut pas qu’il soit examiné par un avocat. Que faire ?
Vous pouvez saisir le préfet afin qu’il examine la légalité de votre projet d’arrêté. En effet, « avant d’adopter un acte susceptible d’être déféré au tribunal administratif, les communes peuvent saisir le préfet […] d’une demande de prise de position formelle […]. La demande est écrite, précise et complète. Elle comporte la transmission de la question de droit sur laquelle la prise de position formelle est demandée ainsi que du projet d’acte. Le silence gardé par le préfet pendant trois mois vaut absence de prise de position...